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Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy

 
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Hazed


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MessagePosté le: Ven 30 Sep 2011 - 21:22    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Thèse d'un monsieur qui s'appelle Damien Crouzet, qui amène des infos (ou tout du moins reformulations) utiles à notre moulin.

http://cid-2bc9d500668ed720.skydrive.live.com/self.aspx/Documents/these.pdf
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Loki


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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 11:40    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Heu, je vois pas trop en quoi tout ceci amène de l'eau à quoi que ce soit...
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer un peu ?
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Hazed


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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 12:14    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Je ne sais pas, quelques éléments de plus à "Comment distinguer un HP d'un non-HP dans la population", avec la focalisation sur le point de vue externe du praticien plutôt que sur soi (et l'autoévaluation) comme on a pu le faire ?

Je suis peut-être à côté de la plaque, auquel cas je m'en excuse, et je retirerai le lien.
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Loki


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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 12:41    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Hazed a écrit : ...Je suis peut-être à côté de la plaque, auquel cas je m'en excuse, et je retirerai le lien....
Et pourquoi pas aussi 10 coups de fouets ?
En quoi serais-tu à côté de la plaque ?
Pour ma part, c'est simple, je ne comprends pas grand chose à cette thèse qui me semble très technique, et dont je ne vois pas l'intérêt, c'est tout...
Je ne sais pas tout, je ne comprends pas tout, je ne sais pas tout faire, je ne suis pas parfait, alors je demande c'est tout, ne cherche pas à te mettre en défaut systématiquement, tu vaux bien mieux que ça...
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Hazed


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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 13:17    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Désolée Loki, je suis parfois un peu à fleur de peau sur la confiance en soi et ça me joue bien des tours

Je vais extraire en copiés-collés les morceaux du document qui m'ont semblé les plus significatifs (hors l'enrobage scientifique méthode opératoire, biais et compagnie.)

En somme, la santé mentale comporte une vaste gradation d'états, de la simple souffrance à la pathologie grave. Les pathologies psychiatriques sont certains de ces états. La bonne santé est un état. Pourtant il existe d'autres états entre l'épanouissement et les différentes pathologies psychiatriques répertoriées. Est-on malade dès qu'il y a souffrance ? Mais combien de personnes ne souffrent jamais ? Peut-on parler de souffrance dès lors que l'individu n'est pas parfaitement épanoui ? Je présume que non bien qu'un tel individu puisse tirer profit d'une aide psychologique. Est-on malade dès qu'il y a incapacité à vivre dans notre société ou qu'il existe un risque pour l'intégrité du patient ou de son entourage ? A mon avis, c'est la définition des pathologies psychiatriques graves. Entre les deux, il existe une variété importante de troubles. On pourrait d'ailleurs faire une distinction entre pathologie ( grave avec impossibilité de subvenir à ses besoins ou à vivre en société, associée à un syndrome ) et trouble ( de moindre gravité, avec seulement des composantes pathologiques, et qui comprendrait ce que le ministère de la Santé appelle la détresse psychologique ou la santé mentale positive lorsqu'elle n'est pas arrivée à son terme qui est l'épanouissement personnel complet ).

Dans le cas du surdoué, on peut retrouver certains éléments pathologiques et faisant évoquer un trouble psychiatrique voire diagnostiquer une pathologie psychiatrique, mais laquelle ? Le comportement ou la manière de penser du surdoué sont fréquemment jugés incompréhensibles par le soignant. Or, qu’est ce que l’incompréhensible ? Cela correspond pour un individu à la limite de sa compréhension. De plus, en pratique, la psychologie est interprétative, c’est-à-dire que les réactions et propos du patient sont interprétés par le psychologue mais avec sa propre intelligence, ses propres connaissances, sa propre émotivité et son propre tempérament. Donc une pathologie psychiatrique est jugée en fonction de la capacité et du mode d’expression du patient, et de compréhension du soignant et il est parfois difficile de trouver à quelle pathologie connue associer la souffrance du surdoué. Notons que la capacité d'expression comprend les performances verbales et corporelles du patient mais aussi les propriétés et limites de son langage. Est-ce l’anormalité, notamment d'un point de vue comportemental, qui est une pathologie ? Si cette réponse n’est pas la plus juste, elle est néanmoins largement répandue dans l'inconscient collectif. Dans ce cas, les surdoués qui sont par définition anormaux ou non conventionnels sur le plan intellectuel et comportemental peuvent être classés, faute de mieux, dans les personnalités pathologiques, ou comme on l’entend parfois “ borderline “ ou “ schizoïdes “ ou “ états limites ”. Cela dit,
l'anormalité ne se borne pas à la différence sur le plan de l'intelligence et certaines personnes non surdouées peuvent bien entendu avoir un comportement non
conventionnel ou anormal.
[...]

En outre, l'anormalité ne cause pas toujours une souffrance. Tout dépend de la façon dont cette anormalité est perçue, et sans doute du contexte du patient. Effectivement, certains traits anormaux pourront être acceptés voire valorisés. Par exemple une forte originalité ou un caractère rêveur peuvent être mieux perçus dans certains milieux, artistiques notamment que dans d'autres milieux, disons plus stricts. L'individu ayant ces traits sera souvent qualifié « d'original, de marginal, de spécial... ». Il peut aussi cultiver cette différence s'il en tire un bénéfice intellectuel ou autre, si cette différence est tolérée ou acceptée, ou s'il peut partager cette différence avec d'autres individus. Par contre, plus cette différence est marquée, plus l'isolement est probable. Or si un tel individu consulte en psychiatrie pour une raison ou une autre, cette anormalité peut interpeller le soignant alors que le patient ne lui accorde pas beaucoup d'importance dans l'origine de ses problèmes. Dans le cas du surdoué, l'anormalité en effet une conséquence ( de la douance ) et non une cause des problèmes. Mais il est vrai que le soignant, ne pouvant pas connaître d'emblée le statut intellectuel du patient, puisse s'interroger sur l'existence d'une composante psychotique ou d'une personnalité schizoïde. Ainsi, il est fréquent de rencontrer des patients que l’entourage ou les
soignants trouvaient inquiétants et incompréhensibles, mais qui ne sont en fait “ que “ des surdoués ! Par exemple, grâce à leurs capacités intellectuelles, leur pensée rapide
et leur mémoire de travail, les surdoués font des rapprochements entre des faits dont le lien n'est pas évident au premier abord, ce qui leur permet de passer rapidement
d'un sujet à l'autre ; ils pensent à plusieurs choses à la fois, font plusieurs choses à la fois, remarquent, analysent et s'étonnent de faits en apparence anodins, ont un sens de
l'humour très particulier, sont rendus anxieux par leurs analyses du monde qui d'ailleurs peuvent échapper au commun des mortels, ne s'intéressent pas aux mêmes
activités que leurs congénères, agissent souvent en solitaire et parfois même en opposition avec leurs congénères... Cela n'évoque t-il pas le comportement de patients
psychotiques ? Pourtant la relation du surdoué au monde n'est pas altérée comme c'est le cas pour le patient psychotique. Le surdoué ne souffre donc pas d'une psychose. Par
exemple, le patient psychotique est anxieux car son jugement est erroné et il vit dans l'Erreur. Le surdoué est inquiété par la réalité des choses. Une angoisse excessive chez
le surdoué correspond plus à une névrose. Car la compréhension de la réalité, si terrible soit-elle, ne doit pas susciter une angoisse source de souffrance.

En termes plus simples, pour l'Homme en général et le soignant en particulier, il est difficile voire impossible de comprendre ce qui nous dépasse. L’Homme commet
souvent l’erreur de croire qu’il puisse tout comprendre pour peu qu‘on le lui explique. D’autre part, il est difficile de comprendre ce que l’on n’a pas vécu soi-même, et par
conséquent de juger les personnes qui le vivent. Aussi, quel que soit le degré d’intelligence, on peut toujours imaginer quelqu’un de beaucoup plus intelligent qui
pourra paraître incompréhensible. Enfin, c’est dans un souci d’apaisement que je souhaite ne pas créer de
relation entre douance et pathologie psychiatrique. C'est souvent le cas chez les patients, particulièrement les enfants et encore plus leur famille, qui au décours d'une
consultation pour des motifs divers ( troubles psychologiques ou difficultés scolaires par exemple ) passent un test de QI et découvrent leur douance. Le raccourci est alors
simple : c'est la douance qui est la cause de tout. Mais ce raccourci facilement emprunté n'est pas exact jusqu'à preuve du contraire. De surcroît, une idée reçue
circule, renforcée par les propos de quelques psychologues : les surdoués auraient fréquemment des troubles associés. Il n'existe néanmoins pas de véritable étude le
confirmant. C'est donc plutôt une idée reçue. Comprenons bien ce qui amène à cette conclusion : les enfants ( car c'est bien d'eux qu'il s'agit dans ce cas ) sont testés lors
d'une consultation pour un trouble psychologique ou psychotechnique ( dysgraphie, trouble psycho-moteur, etc... ), donc les enfants que l'on dépiste comme « surdoués »
ont obligatoirement un trouble associé. Or on estime à 400 000 le nombre d'enfants surdoués en France en âge de scolarité ( de 6 à 16 ans ), soit 4 % de la population,
mais seuls 3 à 5 % d'entre eux seraient détectés. Par conséquent, 3 à 5 % des enfants « surdoués » sont dépistés car généralement ils ont un trouble associé et l'on
généralise leur problème aux 95 à 97 % de « surdoués » non dépistés, qui ne sont pas dépistés car probablement ils n'ont pas de trouble associé. Sous-entendre que la
douance est une pathologie psychiatrique ou qu’elle en engendre, en plus d'être faux, serait nuisible pour les surdoués eux-mêmes et pour l’image qu’en a le reste de la
population.

[...]

Le surdoué est sans cesse à la limite de la psychose sur le plan symptomatologique. En effet, le psychotique a souvent du mal à décerner ce qui est réel et imaginaire; donc il a du mal à choisir entre le rationnel et l'irrationnel, le logique et l'illogique. Le surdoué, lui, ne parvient pas à savoir ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas. Car il sait ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est vrai et ce qui est faux. Mais autour de lui, les gens tiennent parfois pour vrai ce qui est faux, et réciproquement. Ils tiennent pour bien ce qui est mal, et réciproquement. Ils trouvent parfois convenable ce qui est absurde ou faux, et réciproquement. En somme, ce qui paraît correct ou convenable pour le surdoué ne correspond pas ou est en décalage avec le point de vue du reste de la population. Le surdoué ne sait plus ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas. Donc le surdoué ne sait pas ce que les gens attendent de lui, s'ils attendent de lui une réponse logique, rationnelle et exacte, ou bien une réponse illogique, irrationnelle et fausse. Il entre dans un dilemme : "Dois-je dire la vérité ? Car si je la dis mais qu'elle entre en contradiction avec ce que pensent mes
interlocuteurs, cela va causer une discorde, et personne ou presque ne me donnera raison. Mais si je ne la dis pas, je serai dans l'erreur. Cependant sur le plan social,
mieux vaut être approuvé et félicité dans l'erreur, qu'isolé et critiqué dans la vérité.". Donc il y a un stress puisque jusqu'à ce que les auditeurs aient donné leurs points de
vue, le surdoué n'a aucun moyen de savoir si ce qu'il fait sera bien ou mal accueilli, même si c'est la vérité. Et il ne sait pas non plus jusqu'à quel point il doit voiler ou
masquer la vérité pour qu'elle soit acceptée. Cela peut expliquer le perfectionnisme et le besoin d'être guidé, non pas parce que le surdoué ignore où est la vérité, mais parce
qu'il ignore comment et s'il peut la dire...

[...]

Je pense que les surdoués présentent du fait de leur vécu, de leur émotivité, de leur sens aigu de la morale à l’origine de leur tension intellectuelle, un terrain propice
aux troubles mentaux. Cependant ceux-ci se déclarent à l'occasion d'une décompensation liée à l'accumulation de difficultés. En fait, je pense que ce n'est pas
l'intelligence qui est la cause de la souffrance, mais le choix dans son utilisation et son utilisation malhabile, plus particulièrement lors de situations difficiles. Ce qui est bon,
ce n'est pas un esprit sur-efficient qui tourne en rond et se laisse entraîner dans un engrenage malsain ( un processus mental pathologique ) que l'esprit lui-même crée et pérennise, mais plutôt un esprit qui retrouve son juste sens. Bien entendu, le surdoué peut trouver une solution à ses problèmes, donc ne
plus souffrir de sa douance et vaincre ce « Mal-être », principalement en rétablissant la juste utilisation de son intelligence.


+ Quelques données sur l'intérêt des tests, les différences entre ces derniers

Bien souvent, la réussite scolaire ou professionnelle est utilisée comme critère. C'est une vision très utilitariste. L'individu intelligent se dirige t'il obligatoirement
vers un poste de président directeur général ? Ce métier est-il la référence à utiliser ? En outre, paradoxalement, on nous répète que les surdoués se retrouvent fréquemment
en échec scolaire. Et dans les associations dites de surdoués, on trouve des individus sans emploi ou avec des emplois modestes.

[...]

L’héritabilité du facteur g du QI varie avec l’âge pour un même individu (12), c'est à dire qu'en fonction de l'âge, la proximité entre le QI d'un individu et celui de ses
parents varie. Ainsi, on constate l’affaiblissement chez les adultes des effets environnementaux ( par exemple le revenu, l’éducation, et l’environnement familial )
sur le QI . Tout se passe comme si les enfants étaient malléables et s’adaptaient à leur environnement, ce qui a pour conséquence que leur QI est en rapport avec leur
environnement ( donc l'éducation donnée par les parents ). En grandissant, l’adolescent se détache de ses parents et des contraintes environnementales, jusqu’à
recréer à l’âge adulte un environnement en adéquation avec ses capacités intellectuelles ( son QI ), lui permettant d‘exprimer son potentiel.

[...]

La profession peut avoir un lien avec le niveau intellectuel, puisque certaines professions exigent des temps de réflexion poussée et prolongée. Notre échantillon de
surdoués n'est pas suffisamment vaste pour pouvoir déterminer si les catégories socioprofessionnelles des surdoués diffèrent de la normale.
Par ailleurs, J.E. Young et J.S. Klosko notent que les surdoués présentent parfois le schéma « exclusion » (13). Selon eux, ce schéma peut grandement
influencer le choix de carrière :

« Vous ( NDR : qui présentez ce schéma, ) êtes sans doute attirés par les sphères d’activité qui requièrent une interaction sociale minimale. En fait, exceller dans une
activité solitaire qui pourrait déboucher sur une carrière est un bienfait inattendu de ce schéma. Vous êtes peut-être un artiste, un scientifique, un écrivain ou un
journaliste. Vous optez pour une profession qui exige de nombreux voyages ou que vous pouvez exercer à la maison. L’informatique est un domaine de prédilection pour
les personnes qui ont ce schéma. Si vous fondez votre propre entreprise, vous pouvez exercer un meilleur contrôle sur vos activités sociales et vous n’avez pas à vous
préoccuper d’être accepté ou rejeté par autrui. En revanche, vous opterez rarement pour une profession ou votre ascension dépend de vos contacts et de vos relations
sociales. La profession de cadre d’entreprise dont l’ascension professionnelle repose sur une stratégie d’influence ne vous convient pas. »

[...]

4.5.3 Les raisons essentielles de la souffrance :
Les raisons intrinsèques de souffrance chez le surdoué me semblent doubles.

1. La différence :
La différence du surdoué par rapport à la normale se décompose en différence réelle et différence ressentie par le surdoué. En effet, ne comprenant pas sa différence,
le surdoué risque de s'interroger sur ses causes, et parfois de les imaginer ou de les exagérer. Une correction entre le ressenti et la réalité doit sans doute être effectuée. Face à cette différence, on constate les réactions de la part du surdoué et aussi celles de la part de l’entourage. Les principales conséquences sont le rejet,
l’isolement, le repli, l’incompréhension avec tout ce que cela engendre. La différence est passée et présente. La différence passée renvoie aux
conséquences passées de la différence, donc aux souvenirs douloureux accumulés par le passé et qui ont façonné la personnalité du surdoué. Un évènement présent
douloureux peut en faire ressurgir un autre, enfoui, et entrer en résonance avec lui, amplifiant ainsi l'intensité de la souffrance morale. A l'opposé, la différence présente
renvoie à la persistance de la différence qui, elle, est dynamique et nécessite une perpétuelle adaptation du surdoué à son milieu. En thérapie, la douance doit être prise non plus comme une condamnation mais comme un atout ou en tous cas un état de fait nécessitant une acceptation et
éventuellement une adaptation.

2. La surconscience, que je divise didactiquement en deux.

Tout d’abord l’intelligence psychotechnique mesurée par les tests, qui permet l’élaboration rapide de concepts complexes et la résolution de problèmes. Elle procure
la perspicacité, donc révèle la réalité ( la Nature ) et tout ce qui est contraire à la Vérité ( la Vérité étant comprise comme l’harmonie ou la concordance avec la Nature de la
représentation psychique qu'en a l'individu ). Elle révèle donc l'Erreur, c'est à dire tout ce qui est contraire à la réalité, à la Vérité, à la recherche du Bonheur, à la Sagesse.
Elle révèle aussi les attitudes perverses, c‘est à dire les attitudes déviantes des individus dans l‘Erreur. Notez ici la similitude avec la Genèse de la Bible où il est dit
que le malheur fait suite à l'absorption du fruit de la connaissance du Bien et du Mal. Ce même fruit est à la fois capable de créer le bonheur mais aussi le malheur, selon les
choix que feront les hommes. Or, la connaissance de soi peut être source d’auto-critique. La connaissance du monde peut être source de critique du monde. Ces connaissances existent dans l'ensemble de la population mais je pense qu'elles sont accrues chez le surdoué. Or lareconnaissance par le patient de l'erreur en lui est une atteinte grave à son ego, qui le poussera dans un premier temps à nier cette erreur.

L’intelligence psychotechnique est descriptive et peut être anxiogène puisqu’elle permet la reconnaissance de l’Erreur et puisque les manifestations de
l’Erreur sont omniprésentes. L‘opposé de l’Erreur - la Sagesse - est en pratique absente car inaccessible. Néanmoins, l'objectif thérapeutique n'est pas d'atteindre la
Sagesse mais seulement de s'en approcher.

La constatation de l’omniprésence de l’Erreur engendre des interrogations et des réactions d’adaptation primaires pathologiques. L’intelligence psychotechnique
permet la compréhension de soi et du monde mais pas son acceptation ni son ressenti, contrairement à l‘intelligence empathique ou sensitive ( appelée intelligence
émotionnelle, mais je trouve ce terme trompeur ). Cette seconde facette de la surconscience se définit comme la conscience précise de la Nature qui comprend trois
principales subdivisions : soi, l‘humanité et l‘univers en général. Contrairement à l'intelligence psychotechnique, elle a plus rapport au sentiment et à la perception et
elle permet d’accepter et de ressentir la Nature. C'est pour cette raison que j'utilise le terme « conscience » de la nature et non « compréhension ». L’intelligence empathique
est philosophique, c’est à dire dirigée vers la recherche de la Sagesse, du Bien ou du Bonheur. Elle est apaisante donc thérapeutique. La sagesse est cumulative, c’est à dire
qu'elle s'apprend, non pas seulement par son dévoilement mais par le chemin effectué dans la quête de la sagesse.

Pour développer son intelligence empathique, il faut un choix dans l'utilisation de son intelligence, c'est à dire utiliser son intelligence pour chercher la Sagesse, qui
est aussi la quête du Bonheur. Ne pas chercher la sagesse ou se limiter à analyser son existence ou son malheur sont des alternatives malsaines qui n'exploitent que
l'intelligence psychotechnique. Il faut aussi utiliser son intelligence pour s'analyser soi plutôt que d'analyser l'extérieur pour y rechercher les causes du mal-être, ce qui
signifie simplement voir l'Erreur partout où elle est, y compris en soi. Se connaître suffisamment pour y reconnaître ce qui fait son bonheur ou son malheur implique de
comprendre que la souffrance est produite par son propre esprit et que les évènements extérieurs ne sont que des faits. Les évènements extérieurs ont une influence sur l'individu et sa psychologie mais ne sont pas seuls responsables d'un trouble psychologique. Puis, comprendre que l'environnement n'est pas la source des
problèmes permet d'accepter l'environnement, donc de ne plus le rejeter. Si on ne le rejette plus, on peut donc s'en rapprocher, et l'apprécier. Accepter signifie aussi
accepter l'existence d'erreurs ( chez les autres mais aussi en soi ). Accepter ne signifie pas approuver.

[...]

Enfin, je distingue les sages, qui utilisent leur intelligence pour trouver la sagesse. Je ne puis cependant créer de lien entre le niveau d'intelligence et la sagesse,
mais je subodore que l'individu qui utilise une grande intelligence dans la quête du Bonheur peut accéder plus facilement à la Sagesse ou y parvenir avec plus de
profondeur. L'intelligence psychotechnique a plus tendance à aveugler l'individu, donc à l'éloigner de cette quête. Cette notion est importante car elle exprime que l'Erreur
n'est pas l'apanage du surdoué, et que la résolution de l'Erreur par la Sagesse n'est pas l'apanage du surdoué non plus. Cela remet en question la causalité entre intelligence et maladie mentale. Pour moi, la supranormalité est bien un facteur de risque ou de prédisposition, pas une cause. La cause se situe dans le manque de sagesse. Il va sans
dire que de nos jours la transmission ancestrale a quasiment disparu, et par là-même, la transmission de la Sagesse aussi. Donc dès le plus jeune âge, les enfants se retrouvent au point de départ de la Sagesse avec la charge de devoir la retrouver seuls ou presque.

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Loki


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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 13:52    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

 Je l'ai bien cherché !
Merci pour cette compilation, au moins j'ai vu ce qui m'avait échappé à la première lecture parasitée par tous ces chiffres et formules...

Je retiens ceci pour ma part, car je pense que beaucoup (tout ?) de choses sont dites dans ce paragraphe...

"Le comportement ou la manière de penser du surdoué sont fréquemment jugés incompréhensibles par le soignant. Or, qu’est ce que l’incompréhensible ? Cela correspond pour un individu à la limite de sa compréhension. De plus, en pratique, la psychologie est interprétative, c’est-à-dire que les réactions et propos du patient sont interprétés par le psychologue mais avec sa propre intelligence, ses propres connaissances, sa propre émotivité et son propre tempérament. Donc une pathologie psychiatrique est jugée en fonction de la capacité et du mode d’expression du patient, et de compréhension du soignant et il est parfois difficile de trouver à quelle pathologie connue associer la souffrance du surdoué. Notons que la capacité d'expression comprend les performances verbales et corporelles du patient mais aussi les propriétés et limites de son langage. Est-ce l’anormalité, notamment d'un point de vue comportemental, qui est une pathologie ?"

Qui peut donc comprendre  les HP si ce n'est les HP eux-même ?
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MessagePosté le: Sam 1 Oct 2011 - 18:52    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Je ne le trouve pas inintéressant ce document, déjà dans la mesure où c'est une étude et donc il faut lui accorder un intérêt à sa juste valeur !^^

Dans un premier temps, ce qui me choque, c'est que l'étudiant n'est réussi qu'à faire adhérer qu'un seul psychiatre de son environnement proche ; ceci dit, il a peut être présenté les choses d'une façon qui a pu braquer les professionnels ! mais ça montre bien les réticences encore de la majorité et ça craint !...

Ensuite, le travail statistique se veut intéressant et précis et la méthode est plutôt bien décrite. La phobie sociale et l'angoisse généralisée sont assez bien représentées sur les 17 personnes. Cela vient en corrélation d'autres sujets, articles sur la question. Le questionnement autour des questions de normalité et de souffrance n'est pas non plus inintéressant.

Il y a des passages très juste, certains déjà cités ci-dessus : (P35) "je pense que les surdoués présentent du fait de leur vécu, de leur émotivité, de leur sens aigü de la morale à l'origine de leur tension intellectuelle, un terrain propice aux troubles mentaux.  Cependant, ceux ci se déclarent à l'occasion d'une décompensation liée à l'accumulation de difficultés. En fait, je pense que ce n'est pas l'intelligence qui est à l'origine de la souffrance, mais le choix de son utilisation, et son utilisation mal habile, plus particulièrement lors de situations difficiles. Ce qui est bon, ce n'est pas un esprit sur-effiscient qui tourne en rond et se laisse entrainer dans un engrenage malsain (un processus mental pathologique) que l'esprit lui-même créé et pérennise, mais plutôt un esprit qui retrouve son juste sens. Bien sûr, le surdoué peut trouver une solution à son problème, donc ne plus souffrir de sa douance et vaincre ce "mal être", principalement en rétablissant la juste utilisation de son intelligence."
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MessagePosté le: Mar 6 Déc 2011 - 14:50    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

merci pour le doc et pour les passages que tu as mis à notre disposition
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max


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MessagePosté le: Ven 9 Déc 2011 - 13:35    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

moi aussi merci pour le doc et pour les passages que tu as mis à notre disposition
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lezi


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MessagePosté le: Sam 17 Déc 2011 - 20:51    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

Merci, je suis d'accord avec Zina ... Cela m'a choqué à vrai dire même, pas vous ?
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MessagePosté le: Dim 25 Déc 2011 - 15:57    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy Répondre en citant

j'suis pas étonnée. Perso il y a une psy a qui j'en ai parlé, vu comment elle a pris le sujet au sérieux, j'ai préféré ne pas aborder à nouveau la question.

Du coup récemment, j'ai vu un autre praticien, mais j'ai pas osé aborder le sujet...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:22    Sujet du message: Thèse : le dépistage des surdoués en consultation psy

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